Les transports jouent un rôle essentiel dans la société d’aujourd’hui. Notre qualité de vie est bien meilleure que par le passé, grâce à des moyens de transport efficaces et accessibles. Mais dans le même temps, les transports contribuent au changement climatique, à la pollution atmosphérique et au bruit.

La plupart des autres secteurs économiques ont réduit leurs émissions au cours des dernières années. Cependant, le secteur des transports représente encore plus d’un quart des émissions totales de gaz à effet de serre en Europe. Et ce, malgré l’introduction des normes européennes d’émission des véhicules et l’utilisation de technologies introduites au cours de la dernière décennie. Les transports constituent donc un obstacle majeur à la réalisation des objectifs de l’Union européenne en matière de protection du climat.

Si les voitures, les camionnettes, les camions et les bus sont responsables de plus de 70 % des émissions totales de gaz à effet de serre dues aux transports, le plus grand pollueur est l’avion qui, bien que confortable et rapide, a un impact atmosphérique très négatif. Pour comprendre les niveaux de pollution causés par ce moyen de transport, il suffit de penser qu’un vol de Lisbonne à New York et retour génère approximativement le même niveau d’émissions qu’un citoyen européen qui chauffe sa maison pendant une année entière, car les avions rejettent des oxydes d’azote, de la vapeur d’eau et des particules de sulfate et de suie à haute altitude, qui ont un effet climatique important.

En outre, le transport aérien est l’une des sources d’émissions de gaz à effet de serre dont la croissance est la plus rapide. En fait, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit que les émissions de l’aviation internationale pourraient tripler d’ici 2050. C’est pourquoi l’Union européenne prend déjà des mesures pour réduire les émissions de l’aviation et collabore avec la communauté internationale pour élaborer des mesures mondiales.

Quels moyens de transport sont des solutions possibles ?

Trois domaines d’action prioritaires ont été identifiés :

  • Accroître l’efficacité du système de transport en utilisant au maximum les technologies numériques, la tarification intelligente et en encourageant davantage le choix de moyens de transport moins polluants.
  • Accélérer le déploiement d’énergies alternatives à faibles émissions pour alimenter les véhicules, telles que les biocarburants avancés, l’électricité, l’hydrogène et les carburants synthétiques renouvelables.
  • Accélérer la transition vers des véhicules à émissions faibles ou nulles.

Certaines villes européennes, afin de mettre en œuvre ces solutions, proposent déjà des incitations en faveur des énergies et des véhicules alternatifs à faibles émissions, en encourageant le vélo et la marche, mais aussi l’utilisation des transports publics et des systèmes de partage de vélos et de voitures pour réduire la pollution.

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